27 mars 2008
Citroën C5, un peu rapiat
N’allez pas dire à son styliste que la C5 a l’air germanique, lui vous soutiendra que ce sont les allemandes qui se latinisent. Mais en bon Allemand qu’il est lui-même, il admet une certaine inspiration filiale. Et pas uniquement par la superbe ligne de cette nouvelle C5, laquelle enterre l’image de voiture de grand-père de sa devancière. Prenez les suspensions par exemple. Citroën rêve de conquérir des marchés où l’hydropneumatique fait historiquement consensus contre lui. Diverses versions à suspension métallique classique sont donc proposées. Mais très curieusement, sur la route, c’est finalement l’hydraulique, la «vraie», qui sait se montrer plus ferme que la classique pour peu qu’on active son mode sport! La nouvelle C5 qui arrive maintenant en concession se révèle moins habitable à l’arrière que la précédente, mais globalement plus flatteuse. Dommage, alors, que de petites économies aient été consenties de-ci, de-là. La clé de contact, premier lien entre l’auto et son propriétaire, est la même que celle d’une C3. Quant au bloc de commandes central (radio, clim), il est déjà vu ailleurs dans le groupe. La direction très démultipliée associée à une auto lourde montrent les limites du diesel de 138 chevaux dans les enchaînements de courbes. Des défauts que gomment les motorisations supérieures, hélas plus chères aussi. Le très élégant break, baptisé Tourer (comme chez Honda!), arrive dans un mois.
Alexandre Lenoir
Alexandre Lenoir














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