Imprimer cet article
Envoyer à un ami
04 avril 2008

La fin détend!

Qu’il s’agisse d’Alan Greenspan, ex-président de la Réserve fédérale américaine (FED), de Warren Buffet (profession, homme le plus riche du monde), des dirigeants du FMI, de Ben Bernanke (FED) ou de la Banque centrale européenne (BCE), la grande majorité des décideurs économiques et financiers, des économistes, stratégistes et autres gourous en tout genre semblent formels: le monde est en train de connaître sa plus grave crise depuis 1945! Dans ce cadre, est-il encore nécessaire de lancer des prévisions économiques et financières, et, a fortiori, de tenter de trouver des lueurs d’espoir? Ne vaudrait-il pas mieux se résoudre à la fatalité apparente, fermer ses positions et prendre un congé sabbatique le temps que la crise passe? La tentation est évidemment grande, mais nous n’y céderons pas. Notamment parce qu’en dépit de la gravité évidente de la crise actuelle, tout n’est pas perdu. Pour la simple raison que l’économie n’est pas une science exacte, mais une science humaine qui dépend de l’action et de la réactivité des acteurs. C’est pourquoi, quitte à rester, comme en 2002-2003, parmi les derniers résistants au pessimisme noir, nous préférons regarder plus loin, c’est-à-dire vers le second semestre 2008 et la fin d’année. Car, à partir de mai-juin prochains, l’économie américaine commencera à bénéficier du policy mix accommodant (baisse des taux de la FED, relance budgétaire et dollar faible) et par là même à rebondir. Dès lors, les investisseurs se ressaisiront et reprendront le sens des réalités et des responsabilités, en délaissant les stratégies court-termistes et la spéculation sur les marchés de matières premières pour retrouver leur rôle, qui est le financement de l’économie. De quoi relancer franchement l’économie américaine et les marchés dès l’été prochain, mouvement qui s’amplifiera en fin d’année. C’est pourquoi, plutôt que d’annoncer un scénario catastrophe évidemment possible mais loin d’être certain, nous anticipons que la fin 2008 nous permettra de retrouver l’espoir et de nous détendre. Nous pourrons alors dire que la fin des temps aura bien été évitée en 2008 et qualifier plutôt cette année par trois autres mots: la fin détend…

Marc Touati
Directeur général délégué de Global Equities et président du cabinet ACDEFI

Qu'en pensez-vous ?

Donnez votre avis

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour laisser un commentaire.