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02 mai 2008

E-A Sellières sur la sellette

Un montage juridique astucieux et complexe chez Wendel, belle société d’investissement française, a permis aux dirigeants de se partager 324 millions d’euros. Dont 79 millions pour Ernest-Antoine, l’ancien président du Medef. Rien d’illégal. Le Monde a révélé cette information sur deux pages. En plein débat sur le pouvoir d’achat des Français et les affaires multiples de stock-options attribués à des dirigeants, il y a de quoi une fois de plus éloigner un peu plus les Français de l’entreprise. Ces sommes sont colossales. Pourtant, sous la présidence Sellières, la valorisation de Wendel est passée de 1 à 7 milliards d’euros. Les actionnaires du groupe ont bénéficié eux aussi de l’envolée de l’action cotée en Bourse. Qui a été volé dans cette affaire ? Pas les contribuables, il ne s’agit pas d’argent public.

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