16 mai 2008
Rue des entrepreneurs : morceaux choisis
Economie et bons sentiments...
Par Didier Adès et Dominique Dambert
Les entreprises ne communiquent pas ou peu sur des sujets qui intéressent tout le monde : leurs politiques de rémunération, leurs stratégies de délocalisations, leur climat social ou leurs relations avec les sous-traitants. En revanche, elles communiquent volontiers sur la RSE. Trois lettres pour désigner un concept assez flou : responsabilité sociale de l’entreprise. RSE, une déclinaison dans le monde professionnel du mouvement en faveur du développement durable.Depuis 2001, la loi relative aux nouvelles régulations économiques impose aux entreprises cotées de prendre en compte dans leur rapport annuel les conséquences sociales et environnementales de leur activité. La loi impose peu d’obligations et pas de sanctions, mais elle a entraîné un changement de comportement des entreprises vis-à-vis de leur environnement (salariés, clients, fournisseurs voire actionnaires). Les salariés se méfient des effets de mode et des grandes déclarations sur la RSE, en revanche, ils sont sensibles aux actions concrètes. La preuve par l’exemple en somme.
Interviewvés :
François Curé, directeur général de Tricotage des Vosges. Elisabeth Laville, fondatrice du cabinet Utopie, management écologique et éthique
Ce que nous avons retenu
François Curé :On doit faire du business responsable, on a une responsabilité vis-à-vis des gens qu’on emploie. Alors bien sûr, il y a un coût, on est plus cher, on fabrique en France, mais aujourd’hui on sent qu’il y a une sensibilité du consommateur final pour aller vers ce genre de produit et participer à la défense de l’emploi, de l’environnement, de la planète…
Dominique Dambert : Pour vous, dans ce secteur très fragile du textile, la mondialisation n’est pas une fatalité ?
FC : On a toujours le choix. On peut refuser ou accepter ce système-là. L’essentiel est d’avoir un plan directeur, une stratégie et surtout de respecter les vraies valeurs auxquelles on croit.
DD : Vous avez lancé votre propre marque pour sauver ces emplois…
FC : La fermeture avait été annoncée par Dim, et avec Jacques Marie, l’ancien patron de Dim, on a créé cette société parce qu’on croyait que fabriquer de la chaussette en France avait du sens. Quatorze ans après on continue à fabriquer sur ce site…
Elisabeth Laville
“Près de 50 % des roses vendues en France et en Europe viennent du Kenya…L’alternative principale, ce sont des roses cultivées en Hollande dans des serres éclairées et chauffées 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et acheminées par camions. La vraie alternative serait des fleurs de saison issues de France ou de la région… Les roses équitables viennent de pays où l’on n’a pas besoin de serres, avec des employés bien payés…
Vous pouvez retrouver cette émission sur le site de France Inter














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