27 juin 2008
Mes 4 vérités : la récession est de retour…
La chronique de Marc Touati, directeur général de Global Equities et président du cabinet ACDEFI www.acdefi.com
À force d’avoir été annoncée presque partout et notamment par de nombreux «spécialistes très éminents», la récession risque bien de faire son grand retour. Cependant, alors qu’une large majorité de prévisionnistes l’attendaient aux États-Unis, c’est finalement en Europe que la probabilité du retour de la récession est la plus forte. Certes, l’Oncle Sam n’est pas encore complètement sorti d’affaire. Néanmoins, le scénario de forte baisse du PIB pendant au moins deux trimestres s’est considérablement éloigné. En fait, après avoir avoisiné 1,8% cette année, la croissance américaine devrait retrouver son niveau structurel dès 2009, en l’occurrence autour de 3%. En Europe malheureusement, la situation est tout autre. Ainsi, après avoir atteint 2,7% l’an passé, en particulier grâce à l’économie allemande, il est désormais temps de repasser sous les 2%, voire sous le 1% à l’horizon du début 2009. En effet, dans la mesure où rien n’est fait pour tenter de redresser la barre, il n’y a aucune raison qu’une reprise se produise. Autrement dit, alors que les États-Unis continuent de bénéficier de toutes les armes de politique économique (baisse des taux monétaires, assouplissements fiscaux et dollar faible), la zone euro n’en dispose d’aucune, voire les utilise contre elle. Les résultats de cette stratégie du «rien» sont d’ailleurs d’ores et déjà visibles: depuis le début 2008, les ventes au détail s’écroulent et les indicateurs des directeurs d’achat tant dans l’industrie que dans les services annoncent que le recul de l’activité est désormais bien présent. Dans ces conditions, la variation du PIB de la zone euro devrait avoisiner 0 % jusqu’au début 2009 et peut-être même passer dans le rouge sur un ou deux trimestres. Bon courage à tous !
À force d’avoir été annoncée presque partout et notamment par de nombreux «spécialistes très éminents», la récession risque bien de faire son grand retour. Cependant, alors qu’une large majorité de prévisionnistes l’attendaient aux États-Unis, c’est finalement en Europe que la probabilité du retour de la récession est la plus forte. Certes, l’Oncle Sam n’est pas encore complètement sorti d’affaire. Néanmoins, le scénario de forte baisse du PIB pendant au moins deux trimestres s’est considérablement éloigné. En fait, après avoir avoisiné 1,8% cette année, la croissance américaine devrait retrouver son niveau structurel dès 2009, en l’occurrence autour de 3%. En Europe malheureusement, la situation est tout autre. Ainsi, après avoir atteint 2,7% l’an passé, en particulier grâce à l’économie allemande, il est désormais temps de repasser sous les 2%, voire sous le 1% à l’horizon du début 2009. En effet, dans la mesure où rien n’est fait pour tenter de redresser la barre, il n’y a aucune raison qu’une reprise se produise. Autrement dit, alors que les États-Unis continuent de bénéficier de toutes les armes de politique économique (baisse des taux monétaires, assouplissements fiscaux et dollar faible), la zone euro n’en dispose d’aucune, voire les utilise contre elle. Les résultats de cette stratégie du «rien» sont d’ailleurs d’ores et déjà visibles: depuis le début 2008, les ventes au détail s’écroulent et les indicateurs des directeurs d’achat tant dans l’industrie que dans les services annoncent que le recul de l’activité est désormais bien présent. Dans ces conditions, la variation du PIB de la zone euro devrait avoisiner 0 % jusqu’au début 2009 et peut-être même passer dans le rouge sur un ou deux trimestres. Bon courage à tous !














Qu'en pensez-vous ?
Donnez votre avis