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25 avril 2007

Christian Karembeu, entrepreneur tous azimuts

Christian Karembeu, entrepreneur tous azimuts Qui pourrait deviner que l'homme placide qui boit son café au restaurant l'Étoile, au pied de l'Arc de triomphe, était surnommé « le cheval fou » par les Bleus ? Sous les airs peace and love de Christian Karembeu se cache un des footballeurs français les plus titrés : champion de France en 1995, champion du monde en 1998, champion d'Europe en 2000, champion de Grèce en 2002 et 2003... Tout commence en 1987. Cette année-là, le FC Nantes repère en Nouvelle-Calédonie un adolescent athlétique d'origine kanak et lui offre un aller simple pour la métropole. Le jeune Karembeu s'impose vite sur le terrain et entame sa carrière de footballeur international. « J'ai pu passer mon bac mais je n'ai pas pu mener de front les entraînements et les études. C'est pourtant essentiel d'avoir un bagage scolaire » regrette ce passionné de sciences économiques. Italie, Espagne, France, Grèce... Karembeu mène sa carrière au soleil jusqu'en octobre 2005. Mais pas de retraite dorée pour cet hyper actif.

Christian Karembeu montre qu'il sait faire autre chose que travailler avec ses pieds. Premier objectif : l'Amérique. « J'ai lancé ma première boîte, Anaëlle & Hugo, il y a trois ans. Elle est spécialisée dans la boulangerie industrielle. Avec un chiffre d'affaires d'1 million d'euros, ça reste un business modeste, mais j'ai de gros clients comme Disneyland à Orlando. Je compte lancer des produits salés pour développer mon activité ».

Deuxième objectif : l'Europe. Il devient équipementier sportif en fondant l'entreprise A-Line, basée en Sardaigne. Karembeu bosse pour assurer ses fins de mois ? « Ce n'est pas pour l'argent mais par défi. J'ai besoin de me lancer dans des projets. Il faut arrêter de dire que les sportifs retraités ont des problèmes financiers. » Le Calédonien n'a pas oublié l'Océanie. Ambassadeur de la Fifa, il parcourt les îles pour promouvoir le football. Il mène avec les autorités locales des programmes de construction de terrains. « Je veux apporter le ballon dans les écoles. C'est un outil d'insertion sociale » affirme le sportif. Son quotidien, c'est aussi, évidemment, Adriana. Il a rencontré la jeune femme il y a dix ans, alors qu'il jouait à la Sampdoria de Gênes, en Italie. « Avant de connaître Adriana, je ne savais pas ce qui était “in”. Les jeans me suffisaient. Elle a fait mon éducation ! » Complet-veston pour les grandes occasions et sportswear au quotidien. Christian Karembeu montre son sweat en bombant le torse. « Vous voyez les deux colombes qui s'embrassent ? C'est la griffe de Kavany, la marque dont je suis l'ambassadeur. Quand Bruno Assi, le créateur, m'a demandé de promouvoir la marque, j'ai aussitôt accepté. » Appât de gains nouveaux ? « Je ne suis pas payé, précise-t-il. Je le fais uniquement pour le plaisir. Je veux transmettre le message de la marque. Kavany signifie amour et tolérance en dialecte africain. » Agenda pas tout à fait bouclé. Christian Karembeu a été contacté par un groupement d'intérêt économique qui lui a proposé de développer le tourisme en Océanie. « Nous allons ouvrir une maison de la Calédonie à Paris et organiser de échanges avec le musée du Quai Branly. » Et son dernier combat en date : faire classer la barrière de corail de la Nouvelle Calédonie comme patrimoine mondial de l'humanité.

Ophélie Colas des Francs

7:30. Lever, s'il n'est pas sorti la veille ! La journée commence par un petit-déjeuner arrosé avec une boisson vitaminée énergisante. L'ex-sportif veille à sa forme physique.

8:00. Lecture des mails. Grâce à son ordinateur portable, son « bureau » le suit partout dans le monde. Ses collaborateurs préparent le travail en amont. Décalage horaire oblige, le « boss » traite en priorité les affaires de son entreprise américaine de boulangerie industrielle.

10:00. Karembeu endosse son costume d'entrepreneur européen et se plonge dans la gestion de sa société d'équipement sportif A-Line. Point de PDA pour le patron mais un agenda papier surchargé sur lequel il griffonne ses multiples rendez-vous. Coups de fil incessants. Il parle couramment anglais, espagnol et italien.

13:00. Le déjeuner, c'est sacré ! Pas question de repas sur le pouce. Il y consacre au moins une heure. Sauf s'il est dans l'avion...

17:00. Ambassadeur de la ligne de vêtements Kavany, Christian assure la promotion de la marque. T-shirt, sweat, ceinture, l'ex-champion joue les mannequins. Entre deux séances photo, il court les plateaux télé et se prête aux interviews.

20:30. Depuis octobre 2006, il est consultant à France Télévision aux côtés de Patrick Montel. « J'essaie de garder un pied dans le foot car c'est ce qui m'a construit ». Les jours de relâche, sortie avec sa femme, Adriana.

Retrouvez Christian Karembeu en vidéo en cliquant ici.

© 2007 Economie Matin

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