07 août 2007
Le Niger met fin au monopole d’Areva
Niamey a imposé au numéro 1 du nucléaire une hausse des prix de l'uranium et obtenu 23 millions d'euros de dividendes. Par ailleurs, des entreprises chinoises, britanniques, canadiennes et indiennes auront désormais accès aux gisements nigériens.
Niamey a tranché. Areva, leader mondial du nucléaire, pourra poursuivre l'exploitation des gisements d'uranium au Niger. Le gouvernement, qui accuse le groupe français de soutenir les rebelles touaregs dans le nord du pays, a finalement autorisé Areva à poursuivre son activité. Tout en exigeant des contreparties de taille. Le géant français devra s'acquitter d'un acompte de 22,9 millions d'euros sur le versement des dividendes. Par ailleurs, Areva a dû accepter une hausse du prix au kilo d'uranium de 41,6 € à 60,50 €, avec une rétroactivité au 1er janvier 2007. La ministre nigérienne des Affaires étrangères Aichatou Mindaoudou a en outre précisé que l'accord n'était valide que pour l'année 2007 et des négociations seraient ouvertes pour réviser les prix à la fin de l'année. Sans compter la livraison par l'entreprise française de 300 tonnes d'uranium au Niger, que l'État africain revendra directement sur le marché international. Jusqu'ici, le pays, qui produit 3500 tonnes du métal radioactif en 2006 ne touchait jusqu'ici une participation aux bénéfices, calculée sur des cours inférieurs à ceux du marché. Niamey a également décidé d'ouvrir se gisements à d'autres compagnies étrangère. Une soixantaine de nouveaux permis d'exploration d'uranium ont été accordés à des entreprises, notamment chinoises, canadiennes, britanniques et indiennes. "Le président Tandja m'a demandé de faire savoir à Areva qu'en exerçant sa souveraineté, le Niger est déterminé à poursuivre sa politique de diversification de ses partenaires", a annoncé Aichatou Mindaoudou. "Cela signifie, vous le comprendrez, que le monopole dont a joui ce groupe dans notre pays est rompu."
Ophélie Colas des Francs
2007 Economie Matin
Niamey a tranché. Areva, leader mondial du nucléaire, pourra poursuivre l'exploitation des gisements d'uranium au Niger. Le gouvernement, qui accuse le groupe français de soutenir les rebelles touaregs dans le nord du pays, a finalement autorisé Areva à poursuivre son activité. Tout en exigeant des contreparties de taille. Le géant français devra s'acquitter d'un acompte de 22,9 millions d'euros sur le versement des dividendes. Par ailleurs, Areva a dû accepter une hausse du prix au kilo d'uranium de 41,6 € à 60,50 €, avec une rétroactivité au 1er janvier 2007. La ministre nigérienne des Affaires étrangères Aichatou Mindaoudou a en outre précisé que l'accord n'était valide que pour l'année 2007 et des négociations seraient ouvertes pour réviser les prix à la fin de l'année. Sans compter la livraison par l'entreprise française de 300 tonnes d'uranium au Niger, que l'État africain revendra directement sur le marché international. Jusqu'ici, le pays, qui produit 3500 tonnes du métal radioactif en 2006 ne touchait jusqu'ici une participation aux bénéfices, calculée sur des cours inférieurs à ceux du marché. Niamey a également décidé d'ouvrir se gisements à d'autres compagnies étrangère. Une soixantaine de nouveaux permis d'exploration d'uranium ont été accordés à des entreprises, notamment chinoises, canadiennes, britanniques et indiennes. "Le président Tandja m'a demandé de faire savoir à Areva qu'en exerçant sa souveraineté, le Niger est déterminé à poursuivre sa politique de diversification de ses partenaires", a annoncé Aichatou Mindaoudou. "Cela signifie, vous le comprendrez, que le monopole dont a joui ce groupe dans notre pays est rompu."
Ophélie Colas des Francs
2007 Economie Matin














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