22 octobre 2007
Vive la commission Attali !
Tout le monde sait, aujourd’hui, ce qu’il faut comme réformes à la France. On peut dire, sans nul doute, que la priorité est de s’attaquer au mauvais équilibre du marché du travail, puisque nos résultats en matière de lutte contre le chômage sont tristement connus : nous avons un taux de chômage des jeunes incroyablement élevé, quasiment le plus fort de tous les pays développés. Et une politique de l’emploi onéreuse et inefficace. Nous savons également qu’il faut lever certaines contraintes injustifiées économiquement, dans le domaine des marchés des biens et des services. C’est notamment ce qui concerne la grande distribution, l’autorisation d’implanter des grandes surfaces, ou encore l’ouverture de professions réglementées comme celle, emblématique, des chauffeurs de taxis. Enfin il faut réorganiser, et l’État, et notre enseignement supérieur. Quel est le rôle de la commission Attali dans tout cela ? Celui d’un groupe de femmes et d’hommes compétents, très qualifiés et surtout très divers dans leurs origines professionnelles et leurs opinions politiques. Or, cette commission a la capacité d’exprimer une opinion quasi unanime. Elle est donc là pour dire à haute voix ce que chacun pense tout bas et favoriser ainsi un mouvement ô combien souhaitable. Cela ne veut pas dire qu’elle soit capable d’apporter des solutions précises à tous les problèmes. Mais simplement expliciter un consensus sur les grandes orientations des réformes. C’est cela, son utilité et c’est ce rôle qu’elle est parfaitement en train de jouer.













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