22 octobre 2007
EADS : ne jetons pas le bébé avec…
Délit d’initiés, malversations capitalistiques, probables mensonges de hauts dirigeants publics et privés… À l’évidence, l’affaire EADS est en train de devenir une affaire d’État, sur laquelle nous ne saurons peut-être jamais la vérité.
Cependant, si ces interrogations et ces critiques sont justifiées, il ne faut pas pour autant réduire EADS, les entreprises françaises ou encore les stock-options à cette « sale » affaire.
Car il faut reconnaître que depuis sa nomination à la tête d’EADS, Louis Gallois réalise un travail exceptionnel pour tenter de redresser l’entreprise et son image. Exception qui confirme la règle, Gallois est certainement l’un des rares hauts fonctionnaires à la tête d’une entreprise privée (!) à ne pas augmenter son salaire lors de son arrivée. Il propose même de supprimer complètement les stock-options.
Cette décision serait évidemment extrême, alors qu’il suffirait de conditionner l’exercice des stock-options, par exemple à l’impossibilité de les exercer lorsque le dirigeant de l’entreprise est encore en place.
Enfin, il faut aussi souligner qu’EADS peut encore économiquement se relever. Évidemment, les retards et l’affaiblissement de la crédibilité par les affaires de ces derniers mois seront difficiles à encaisser, notamment en termes de confiance et de rentabilité
Pourtant, le premier A380 vient d’être livré, les ventes commencent à se redresser, le plan Power 8 semble bien fonctionner et le Dreamliner de Boeing subit, lui aussi, de nouveaux retards. Il faudrait maintenant que l’euro se replie pour retrouver enfin le sourire chez EADS. Mais, là aussi, d’autres hauts fonctionnaires mettent leur grain de sel…
Cependant, si ces interrogations et ces critiques sont justifiées, il ne faut pas pour autant réduire EADS, les entreprises françaises ou encore les stock-options à cette « sale » affaire.
Car il faut reconnaître que depuis sa nomination à la tête d’EADS, Louis Gallois réalise un travail exceptionnel pour tenter de redresser l’entreprise et son image. Exception qui confirme la règle, Gallois est certainement l’un des rares hauts fonctionnaires à la tête d’une entreprise privée (!) à ne pas augmenter son salaire lors de son arrivée. Il propose même de supprimer complètement les stock-options.
Cette décision serait évidemment extrême, alors qu’il suffirait de conditionner l’exercice des stock-options, par exemple à l’impossibilité de les exercer lorsque le dirigeant de l’entreprise est encore en place.
Enfin, il faut aussi souligner qu’EADS peut encore économiquement se relever. Évidemment, les retards et l’affaiblissement de la crédibilité par les affaires de ces derniers mois seront difficiles à encaisser, notamment en termes de confiance et de rentabilité
Pourtant, le premier A380 vient d’être livré, les ventes commencent à se redresser, le plan Power 8 semble bien fonctionner et le Dreamliner de Boeing subit, lui aussi, de nouveaux retards. Il faudrait maintenant que l’euro se replie pour retrouver enfin le sourire chez EADS. Mais, là aussi, d’autres hauts fonctionnaires mettent leur grain de sel…













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