22 octobre 2007
La semaine éco
Comique ! Nouveaux retards chez Airbus
L’A400 M ? C’est ce bel Airbus militaire qui doit remplacer le Transal, ce cher et vieil avion de transport (avec ou sans perche de ravitaillement en vol) des années soixante. Mais voilà, après l’A380 c’est au tour de l’A400M de connaître des soucis de production. L’armée française en avait commandé une cinquantaine. Elle a attendu des décennies, elle peut donc bien attendre quelques mois ! Sauf que l’État français serait en droit de réclamer des pénalités de retards. Ce qui ne manquerait pas de comique : c’est l’État qui demanderait des dédommagements financiers à EADS, la maison mère d’Airbus dont… l’État français est actionnaire !
Alain Dupont quitte Colas
Il l’avait prévu. Et il s’en va sur la pointe des pieds. Alain Dupont, le président de Colas, va quitter ses fonctions à la fin de ce mois. Voilà un homme modeste, humble et discret qui aura fait de cette entreprise où il fut « simple conducteur de travaux », un leader mondial et la filiale la plus rentable du groupe Bouygues. L’homme n’aime pas se mettre en avant. Il n’est pas à l’aise pour parler de lui-même. Cette « main de fer » dans un gant de velours a bâti un groupe incroyable. Discrètement, à Madagascar où le groupe est le premier employeur, Alain Dupont aura aussi beaucoup œuvré pour la santé des Malgaches et la protection de l’environnement. Son ton doucereux cache des colères redoutables. Mais le résultat est là, et Colas est bien plus solide qu’il ne l’a jamais été. Il s’en va sur la pointe des pieds car il sait que l’institution est souvent immortelle là où les hommes ne sont que de passage. « L’important, c’est l’entreprise » me disait-il. Mais il y a aussi des hommes qui comptent beaucoup pour l’entreprise. Une philosophie pour ce grand capitaine d’industrie.
L’Europe militaire : garde à vous !
Le conseil économique de la Défense nationale a un grand projet : travailler cette année sur l’idée d’une « coopération militaire européenne renforcée ». Cela n’a l’air de rien mais ce conseil, présidé par Philippe Esper, veut mettre en place dans le domaine militaire ce qui existe déjà ailleurs dans d’autres domaines en Europe. Pour ce faire, le couple franco-anglais jouerait un rôle moteur : « Car ces deux nations sont les seules à consacrer des budgets équivalents à leur défense » me rappelle Philippe Esper. Et puis, « cerise sur le gâteau » : si un second porte-avion français devait être construit, il le serait sur le modèle d’un aéronef britannique à propulsion classique.
L’A400 M ? C’est ce bel Airbus militaire qui doit remplacer le Transal, ce cher et vieil avion de transport (avec ou sans perche de ravitaillement en vol) des années soixante. Mais voilà, après l’A380 c’est au tour de l’A400M de connaître des soucis de production. L’armée française en avait commandé une cinquantaine. Elle a attendu des décennies, elle peut donc bien attendre quelques mois ! Sauf que l’État français serait en droit de réclamer des pénalités de retards. Ce qui ne manquerait pas de comique : c’est l’État qui demanderait des dédommagements financiers à EADS, la maison mère d’Airbus dont… l’État français est actionnaire !
Alain Dupont quitte Colas
Il l’avait prévu. Et il s’en va sur la pointe des pieds. Alain Dupont, le président de Colas, va quitter ses fonctions à la fin de ce mois. Voilà un homme modeste, humble et discret qui aura fait de cette entreprise où il fut « simple conducteur de travaux », un leader mondial et la filiale la plus rentable du groupe Bouygues. L’homme n’aime pas se mettre en avant. Il n’est pas à l’aise pour parler de lui-même. Cette « main de fer » dans un gant de velours a bâti un groupe incroyable. Discrètement, à Madagascar où le groupe est le premier employeur, Alain Dupont aura aussi beaucoup œuvré pour la santé des Malgaches et la protection de l’environnement. Son ton doucereux cache des colères redoutables. Mais le résultat est là, et Colas est bien plus solide qu’il ne l’a jamais été. Il s’en va sur la pointe des pieds car il sait que l’institution est souvent immortelle là où les hommes ne sont que de passage. « L’important, c’est l’entreprise » me disait-il. Mais il y a aussi des hommes qui comptent beaucoup pour l’entreprise. Une philosophie pour ce grand capitaine d’industrie.
L’Europe militaire : garde à vous !
Le conseil économique de la Défense nationale a un grand projet : travailler cette année sur l’idée d’une « coopération militaire européenne renforcée ». Cela n’a l’air de rien mais ce conseil, présidé par Philippe Esper, veut mettre en place dans le domaine militaire ce qui existe déjà ailleurs dans d’autres domaines en Europe. Pour ce faire, le couple franco-anglais jouerait un rôle moteur : « Car ces deux nations sont les seules à consacrer des budgets équivalents à leur défense » me rappelle Philippe Esper. Et puis, « cerise sur le gâteau » : si un second porte-avion français devait être construit, il le serait sur le modèle d’un aéronef britannique à propulsion classique.













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