12 mars 2006
Le Bâton de la Reine bat la flamme olympique !
Pas le souvenir de son empire passé. Preuve : l'affluence annoncée à la 18e édition des jeux du Commonwealth. Face à l'ampleur de cet événement, les Jeux de la Francophonie - 6e édition au Liban en 2009 - semblent modestes . Au sein des 53 pays du Commonwealth, des micro-États comme les îles St Kitts et Nevis voisinent avec l'Afrique du Sud, la Zambie, ou l'Inde. Ces jeux anglophones mobilisent 1 500 officiels pour accompagner quelque 4 500 athlètes venus de plus de 70 nations pour s'affronter dans 24 disciplines, de l'aviron au hockey sur gazon. Là, la flamme olympique est remplacée par le Bâton de la Reine où se love un message d'Elisabeth II, lu lors de la cérémonie d'ouverture. La royale missive a voyagé depuis le palais de Buckingham jusqu'à l'Australie à travers tout le Commonwealth, soit près de 17 000 kilomètres. La référence au passé impérial de la Grande-Bretagne n'est pas un abus de langage : de 1930 à 1950, le nom officiel des rencontres était : Jeux de l'empire britannique. Il est devenu, en 1978, Jeux du Commonwealth. Inutile de rappeler l'intérêt économique de ce genre de rassemblement. Des pays comme le Canada, les Seychelles ou l'archipel de Vanuatu l'ont bien compris qui participent à la fois aux Jeux du Commonwealth et de la Francophonie pour favoriser la création ou l'amélioration d'infrastructures et d'installations sportives.
Gilles Klein
©Economie Matin














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