12 novembre 2007
Tchad: les bonnes affaires de la France
Tandis que Nicolas Sarkozy et Idriss Déby se livrent à un bras de fer autour de l’extradition des membres de l’Arche de Zoé, le business continue. Les deux pays entretiennent des relations commerciales étroites. En 2005, les exportations françaises se sont élevées à 75,4 millions d’euros, soit une hausse de 15,5 % par rapport à l’année précédente. Les biens d’équipements professionnels (pièces détachées pour l’exploration pétrolière et les travaux publics) représentent près de 45 % de ces exportations. Dans la catégorie des biens intermédiaires (14,6 millions d’euros), les produits chimiques ont progressé de 144 % entre 2004 et 2005. La France reste en revanche un client limité pour le Tchad. Elle importe quasi exclusivement de la gomme arabique pour un montant de 11,7 millions. Bref la balance penche largement en faveur de la France qui engrange un excédent commercial de 63,1 millions d’euros. La présence française sur le territoire tchadien se limite à 18 entreprises. L’hexagone a particulièrement « raté le tanker » dans le secteur pétrolier. Le Tchad produit de l’or noir depuis 2003 qu’elle distribue via un oléoduc le reliant au Cameroun. Exxon-Mobil (États-Unis), Chevron-Texaco (États-Unis) et Petronas (Malaisie) ont formé un consortium chargé de l’exploitation des gisements. Hors jeu sur l’extraction, Total se contente de commerce de gros de combustibles. Or le pétrole représente aujourd’hui une des principales ressources financières du Tchad avec un revenu cumulatif sur trois ans de quelque 370 millions d’euros…
Ophélie Colas des Francs
Ophélie Colas des Francs














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