10 décembre 2007
Bis repetita: Vivendi à l’assaut de l’Amérique…
Jean-Bernard Lévy, le président de Vivendi, vient de réaliser un très joli coup en rapprochant sa filiale de jeux vidéo de celle d’Activision. Ainsi va naître, sur le papier, le leader mondial dans ce secteur ! Pas mal. Car ce secteur croît de 20 % par an là où le cinéma ne se pousse du col que de 4 % sur la même période. Lorsque je demande à Jean-Bernard s’il est facile de gérer un actif américain depuis la France, sa réponse est nette et claire?: « Nous le faisons déjà. Et nous n’avons pas de problème. » Certes, ma question n’était pas innocente. On se souvient que sous l’ère Messier, Vivendi voulait devenir aussi gros que le bœuf en essayant d’avaler Universal. On sait ce qu’il en advint. Un fiasco. Pour les actionnaires surtout. Jamais le business américain ne digéra l’arrivée du « frenchie ». Les choses ont bien changé aujourd’hui. D’ailleurs, le groupe se nomme Vivendi… Et non plus Vivendi Universal !
Dette: et les chevaliers de l’Apocalypse ?
N’y a-t-il plus personne pour s’en offusquer ? La dette française dépasse les 1?500 milliards d’euros. Le gouvernement dit que, peut-être, la France, si la croissance est assez forte, reviendra dans l’épure de Maastricht en 2012 ! Mais où sont ceux qui, à coup de rapports et de déclarations tonitruants, alertaient les Français sur ce boulet légué aux générations suivantes ? Où sont passés les chevaliers de l’Apocalypse ? De deux choses l’une. Ou bien les « pompiers pyromanes » se sont amusés à crier au feu pour rien?! Ou bien la politique a repris le dessus et posé sur nos graves problèmes un voile pudique ! Où est Michel Pébereau, le président de BNP/Paribas, qui, en son temps, révéla à l’opinion, dans un rapport célèbre qui porte son nom, l’urgence de s’attaquer à cette dette ? On ne l’entend plus ! Où se cache Thierry Breton, l’ancien ministre des Finances, qui ne parle plus que lorsqu’il est auditionné sur EADS ? Silence assourdissant.
Areva: Alstom à la manœuvre
Alstom fait un sans-faute. Le groupe présidé par Patrick Kron engrange les contrats. En Algérie, il a fait un malheur. Les contrats à l’étranger, ce sont souvent des emplois en France. Le dossier les plus chaud, c’est bien sûr l’ouverture du capital d’Areva, le géant français du nucléaire. Le changement de stratégie d’Anne Lauvergeon (lire ma chronique dans Économie Matin du 3 décembre) ne bouleverserait pas la donne. Ce qui a le plus surpris Patrick Kron, ce ne sont pas les déclarations de la présidente d’Areva sur ses velléités d’indépendance. Non. Le plus agaçant a été pour lui d’entendre qu’il n’y aurait pas de synergies entre les deux groupes. Avec son humour froid et sa vive intelligence, il estime que dans le football comme dans le nucléaire, seule « une équipe de France peut gagner ». Voilà pourquoi, fermement, il défend toujours l’idée d’un grand « géant français du nucléaire ».
Dette: et les chevaliers de l’Apocalypse ?
N’y a-t-il plus personne pour s’en offusquer ? La dette française dépasse les 1?500 milliards d’euros. Le gouvernement dit que, peut-être, la France, si la croissance est assez forte, reviendra dans l’épure de Maastricht en 2012 ! Mais où sont ceux qui, à coup de rapports et de déclarations tonitruants, alertaient les Français sur ce boulet légué aux générations suivantes ? Où sont passés les chevaliers de l’Apocalypse ? De deux choses l’une. Ou bien les « pompiers pyromanes » se sont amusés à crier au feu pour rien?! Ou bien la politique a repris le dessus et posé sur nos graves problèmes un voile pudique ! Où est Michel Pébereau, le président de BNP/Paribas, qui, en son temps, révéla à l’opinion, dans un rapport célèbre qui porte son nom, l’urgence de s’attaquer à cette dette ? On ne l’entend plus ! Où se cache Thierry Breton, l’ancien ministre des Finances, qui ne parle plus que lorsqu’il est auditionné sur EADS ? Silence assourdissant.
Areva: Alstom à la manœuvre
Alstom fait un sans-faute. Le groupe présidé par Patrick Kron engrange les contrats. En Algérie, il a fait un malheur. Les contrats à l’étranger, ce sont souvent des emplois en France. Le dossier les plus chaud, c’est bien sûr l’ouverture du capital d’Areva, le géant français du nucléaire. Le changement de stratégie d’Anne Lauvergeon (lire ma chronique dans Économie Matin du 3 décembre) ne bouleverserait pas la donne. Ce qui a le plus surpris Patrick Kron, ce ne sont pas les déclarations de la présidente d’Areva sur ses velléités d’indépendance. Non. Le plus agaçant a été pour lui d’entendre qu’il n’y aurait pas de synergies entre les deux groupes. Avec son humour froid et sa vive intelligence, il estime que dans le football comme dans le nucléaire, seule « une équipe de France peut gagner ». Voilà pourquoi, fermement, il défend toujours l’idée d’un grand « géant français du nucléaire ».













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