
Les beaux discours vont-ils accoucher de bons réflexes ? Intégrera-t-on la prévention, à part entière, dans un système de soins qui cesserait enfin de se contenter de réagir à la fatalité de la maladie ? En tout cas, ils sont de plus en plus nombreux à s'efforcer d'imaginer les moyens d'en enrayer la survenue. En ce sens, on pourra dire que la nutrition a joué un rôle pionnier dans le discours préventif. En maîtrisant le contenu de son assiette, le consommateur du 21e siècle apprend tout doucement à gérer sa santé au quotidien. Du coup, les professionnels et les organismes de santé publics ou privés élisent la prévention en nouvelle priorité. Tous les moyens sont bons pour inciter le futur patient à limiter les risques. Pour l'heure, il répond à de simples questionnaires de santé et à des incitations courtoises à manger moins gras, moins sucré, à se dépenser physiquement, à arrêter de fumer. Demain, des programmes personnalisés d'accompagnement hygiénodiététiques prendront de court les grandes maladies du siècle que sont, en particulier, l'obésité, les maladies cardiovasculaires, les cancers ou le diabète. Demain, les compagnies d'assurances devront gérer l'inflation des pandémies et demanderont des comptes aux malades sur leur mode de vie.
Axa initie un programme original de prévention et de dépistage, parle de santé durable, de capital santé et invite chacun à devenir acteur de sa propre santé[[Axa Santé, association présidée par Jean-Pol Mairiaux, www.axasante.fr. Pour les partenariats, contact@axasante.fr.]]. Une révolution douce est en marche : la médecine participative !
Nathalie Hutter-Lardeau, Directrice d'Atlantic-Santé, www.atlantic-sante.com
©2007 Economie Matin
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