27 novembre 2007

Commentaires sur article paru le 26/11/2007

Bonjour,

Je viens de lire votre article daté du 26 novembre 2007 intitulé : « Régimes si spéciaux » signé de Jérôme Martin.

Votre journal se réclamant du thème ‘Economiste’ se doit, me semble t-il, de vérifier ses sources d’informations afin de ne pas induire ou confirmer des idées importantes et fausses entretenues dans l’imaginaire des français.

Comparant le ‘Taux Retraite de remplacement du dernier salaire’ entre Salariés de la fonction publique et salarié du privé, vous écrivez page 5 des chiffres totalement obsolètes, (si tant est qu’ils puissent avoir eu une réalité par le passé). Vous écrivez donc: Un agent de la SNCF touchera 67% de son dernier salaire , le salarié du privé 84%.

Je n’ai pas compétence à vérifier les chiffres concernant la SNCF, mais tient à vous communiquer l’estimation individuelle globale reçu par la Caisse Nationale d’Assurance Vieilllesse la semaine dernière à mon nom.
Ce courrier est adressé à tous les cotisants atteignant l’age de 58 ans, en regroupant l’ensemble des acquis au titre du régime générale et des ‘Complémentaires’ et en effectuant une ‘projection’ de versements de cotisations jusqu’au moment de leur prise de retraite (60 ou 65 ans).

Je suis un cas simple : Cadre moyen ayant cotisé au delà des 40 annuités dont plus de 25 années au plafond tranche A de la Sécurité Sociale. Progression de salaire minime mais constante.

L’estimation fournie (et vérifiée) si je prends ma retraite à 60 ans considérée comme étant à ‘taux plein’ (161 trimestres cotisés) affiche un taux de remplacement de 56% de mon dernier salaire net sur lequel je dois enlever 6,60% de CSG et 0,5% de CRDS, ce qui fera un taux réel net de 52% comparé à mon dernier salaire net actuel.

En admettant que je prenne ma retraite à 65 ans, je ferai l’objet d’une ‘sur côte’ au régime générale et une accumulation supplémentaire de points ‘complémentaires’ me fournissant ainsi un taux de remplacement de 69%.
Cette option consistant à cotiser largement au-delà des 40 annuités n’est pas encore à l’ordre du jour pour ma génération. Elle le sera pour les plus jeunes actifs travaillant dans le Privé , et devra être à ce moment là, rapprochée de la réalité de la Fonction Publique.
De plus, la projection fournie à 65 ans sous-entend que les besoins de l’entreprise privée soit toujours en adéquation avec les choix de vie du salarié cotisant.

Je reste à votre écoute ainsi qu’à celui de Monsieur Martin, pour aborder de façon plus précise la réalité des pensions ‘publiques – privées’

En vous remerciant de votre attention.
Bien cordialement.

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